Starship Troopers: Ultimate Bug War est un titre développé par Auroch Digital et publié par Dotemu ayant comme fenêtre de sortie le 16 mars 2026. Il s’annonce comme un hommage vibrant à l’univers de la franchise culte, se positionnant dans le genre très populaire du « Retro FPS » (ou Boomer Shooter). Il mise d’ailleurs sur une esthétique nostalgique alliée à une action frénétique en vue à la première personne… et j’ai eu l’occasion de tester cette première démo !
Le jeu est conçu comme une expérience exclusivement solo, centrée sur une campagne narrative où le joueur incarne la Major Samantha « Sammy » Dietz. L’authenticité est au cœur du projet, avec la participation notable de l’acteur Casper Van Dien, qui reprend son rôle iconique du Général Johnny Rico à travers des cinématiques en FMV (Full Motion Video), renforçant le ton satirique et héroïque propre à la Fédération. Le jeu est présenté comme un logiciel de propagande d’État développé par « FedDev », le studio officiel de la United Citizen Federation. Le ton est délibérément patriotique et guerrier, invitant le joueur à « protéger le futur de la race humaine » tout en démembrant des milliers d’Arachnides.
Qui sont ces développeurs ?
Auroch Digital est un studio britannique basé à Bristol, fondé en 2010. Longtemps considéré comme un spécialiste des jeux de stratégie et des adaptations de jeux de plateau, le studio a récemment opéré un tournant majeur vers l’action et le « Retro FPS ». Ils sont connus pour leur respect scrupuleux du matériau d’origine, ce qui explique pourquoi ils ont été choisis pour Starship Troopers. C’est avec Warhammer 40,000: Boltgun (sorti en 2023) qu’Auroch Digital a prouvé sa maîtrise du « Boomer Shooter ». Le jeu a été acclamé pour son mélange de graphismes pixelisés à l’ancienne et de sensations de tir modernes et nerveuses. Ce succès a directement ouvert la voie à Starship Troopers: Ultimate Bug War, qui utilise une philosophie de design similaire.
Quelques notions sur la démo jouable de Starship Troopers : Ultimate Bug War
La démo plonge le joueur au cœur de l’action avec une mission intitulée « Operation Razorwire ». Chronologiquement, ce niveau se situe environ au tiers de la campagne principale. L’action se déroule sur la célèbre Zegema Beach. La Major Sammy Dietz, accompagnée de sa pilote Yanice « Oars » Trakan, est envoyée en mission de reconnaissance et de nettoyage. Leur objectif principal est de récolter des informations sur une nouvelle menace biologique : l’Assassin Bug. Avant d’atteindre cet objectif, Sammy devra sécuriser les plages et éradiquer l’infestation arachnide massive qui s’y trouve.

Le jeu au delà de ses 4 niveaux de difficulté (à l’ancienne) promet une profondeur tactique et une puissance de feu impressionnante avec plus de 30 armes et objets iconiques : on y retrouve l’indispensable fusil Morita, mais aussi des armes plus lourdes comme des ogives nucléaires tactiques. Le joueur aura également à sa disposition des bipèdes mécaniques pour dont il pourra prendre le contrôle pour écraser les vagues d’insectes. Malgré l’aspect linéaire du genre, le niveau propose plusieurs zones d’objectifs que le joueur peut aborder selon son propre choix tactique, avec de nombreux secrets à découvrir.
Mes premières impressions sur la démo de Starship Troopers : Ultimate Bug War
Alors que penser de cette démo ? Tout d’abord qui dit démo dit jeu toujours en cours de développement donc effectivement on retrouve des petits bugs par ci par là (2 crashs pour ma part qui m’ont sorti du jeu). Nous sommes face à un titre qui semble assez cheap de par sa réalisation mais qui s’assume totalement comme le pouvait l’être le film de Paul Verhoeven en son temps. L’esthétisme global n’est pas réellement le point fort du jeu, il se range plutôt dans la veine de la saga des « Earth Defense Force » où le fun et l’auto-dérision sont les premières qualités au delà d’effets visuels. En tant que fan de rétro, j’ai beaucoup apprécié l’action assez intense qui ressort de cette démo, cela peut laisser place à une belle surprise lors de sa sortie.

On retrouve les sensations d’un boomer shooter où le Die & Retry est forcément de mise. Des checkpoints ont été ajoutés à chaque moment clé de la mission permettant de ne pas trop revenir en arrière. En difficulté « normale », on peut facilement se retrouver à court de munitions, ce qui peut être assez problématique compte tenu du nombre d’ennemis pouvant vous submerger (surtout si on a comme moi un skill limité). J’ai pu tester un nombre impressionnant d’armes, y compris le mecha puissant (avec sa mitrailleuse et tronçonneuse) ou encore les sulfateuses vissées au sol. J’étais assez sceptique au départ, mais le fun prend rapidement le dessus et on se prend au jeu forcément d’aller dézinguer du « Bug ». Mon seul regret est que le jeu sera uniquement solo alors que ce genre de titre rappelle forcément des parties endiablées sur Lost Planet² sur Xbox 360, ici il n’y a que de simples soldats qui peuvent mourir sous nos balles.

Place aux comparaisons (Boltgun, Earth Defense Force…)
vs Boltgun : de la Puissance Individuelle à la Gestion de Horde
Bien qu’Auroch Digital reste fidèle au genre du « Retro FPS », le studio opère une mutation profonde entre ses deux titres. Là où Boltgun plaçait le joueur dans la peau d’un Space Marine quasi invincible, privilégiant une mobilité nerveuse (dash, sauts) pour dominer des ennemis d’élite dans des arènes fermées, Starship Troopers mise sur la vulnérabilité humaine. Face à la masse arachnide, l’héroïne Sammy Dietz doit gérer la quantité plutôt que la qualité. L’introduction de dégâts localisés permettant de démembrer les insectes pour ralentir leur progression souligne ce changement de paradigme : on passe d’un duel de puissance à une lutte systémique pour endiguer une marée organique.

vs Boltgun : une modernisation de la Formule « Boomer Shooter »
Le passage de l’univers de Warhammer à celui de Starship Troopers s’accompagne d’un enrichissement notable des mécaniques de jeu et de la narration. Si la narration de Boltgun restait austère et textuelle, Starship Troopers adopte un style cinématographique et satirique fort grâce à l’intégration de séquences en FMV (Full Motion Video) avec l’acteur Casper Van Dien. Le jeu ne se contente plus de simuler un gameplay rétro, il pastiche l’esthétique du film de propagande. Le catalogue d’armes explose, passant d’une sélection iconique mais restreinte dans Boltgun à plus de 30 outils de destruction, incluant des frappes nucléaires et des mechas. Cette démesure modifie l’échelle des affrontements, transformant l’escarmouche classique en guerre totale. Le design des niveaux s’éloigne du labyrinthe à clés traditionnel (typique de DOOM) pour explorer une structure plus ouverte, proche d’un Halo.
Si Boltgun était une réinterprétation fidèle et brutale des classiques des années 90, Starship Troopers: Ultimate Bug War utilise cette même base technique pour proposer un « grand spectacle » moderne. En mêlant véhicules, gestion de groupe et environnements ouverts, Auroch Digital semble vouloir prouver que le « Retro FPS » peut dépasser le simple stade de la nostalgie pour devenir un genre capable de supporter des expériences à grande échelle.

vs Earth Defense Force : des ressemblances frappantes
Bien que n’étant pas officiellement liées, les deux franchises partagent un ADN commun si fort qu’EDF est souvent considéré comme l’hommage non officiel le plus vibrant à l’œuvre de Paul Verhoeven. Leur similitude la plus évidente réside dans le concept de la « Horde ». Dans les deux cas, le joueur est confronté à une menace arachnoïde colossale où le nombre prime sur l’individualité de l’ennemi. En conséquence, le sentiment de submersion est au cœur de l’expérience : il ne s’agit pas de duels tactiques, mais d’une lutte désespérée pour la survie face à une marée organique.
Sur le plan narratif, les deux licences exploitent avec brio la satire militaire. Elles placent le joueur dans la peau d’un soldat au patriotisme exacerbé, soutenu par une propagande d’État omniprésente. Les slogans héroïques et les chants de ralliement d’EDF font directement écho au fameux « Voulez-vous en savoir plus ? » de la Fédération. Cette approche permet de transformer une violence graphique extrême en une expérience cathartique et volontairement absurde.

vs Earth Defense Force : mais des différences essentiellement techniques
La différence majeure entre ces deux titres réside dans leur exécution technique et leur perspective. Earth Defense Force est un Third Person Shooter (TPS) de type arcade, caractérisé par une physique « légère » et des environnements urbains entièrement destructibles. Le plaisir y est immédiat, presque cartoonesque, avec des ennemis qui volent dans tous les sens sous l’impact d’explosions titanesques.
À l’inverse, Starship Troopers: Ultimate Bug War adopte le format Retro FPS (ou Boomer Shooter). Cette vue à la première personne change radicalement l’immersion : le joueur n’observe plus le chaos, il est au centre de celui-ci. Auroch Digital mise sur un moteur de jeu plus viscéral, où le démembrement localisé des insectes remplace les explosions génériques d’EDF. L’esthétique pixelisée, héritée de Warhammer 40,000: Boltgun, apporte une précision chirurgicale au tir que l’on ne retrouve pas dans l’approche plus brouillonne d’EDF. Enfin, l’arsenal d’Ultimate Bug War, bien que massif avec ses 30 armes et mechas, semble chercher une authenticité liée à la licence cinématographique, là où EDF s’autorise toutes les fantaisies technologiques les plus folles. En somme, si EDF est une fête foraine apocalyptique, ce nouveau Starship Troopers s’annonce comme une plongée brutale et nostalgique dans l’enfer des tranchées de Klendathu.

Pour vous faire une idée en mouvement, je vous invite à retrouver ma première vidéo de gameplay, vous permettant ainsi de voir les premières possibilités offertes par ce nouveau titre d’Auroch Digital.




