Dead Rising 2 : Case Zero

Dead Rising 2 : Case Zero

Avouer que j’attends la suite de Dead Rising est un doux euphémisme, en effet, c’est avec une grande impatience que je guette cette date fatidique du 24 septembre et la sortie officielle des aventures de Chuck Greene dans la ville de Fortune City. C’est donc avec une joie immense que j’ai accueilli la nouvelle de la sortie d’un prologue permettant – a priori – de faire le lien entre les 2 épisodes Xbox 360… je vais pouvoir enfin me remettre à castagner du zombie tout en essayant de sauver les quelques survivants de cette nouvelle petite ville au cours de ce Dead Rising : Case Zero !

Still Creek (Nevada), Pop. 753

Pour faire un petit état des lieux, nous avions quitté Frank West et Isabella de Willamette quelques années auparavant (2) et nous voici désormais dans une petite bourgade des Etats Unis appelée Still Creek (Nevada), située à 46 miles de Las Vegas et peuplée de 753 âmes… Ce village est typiquement américain avec sa station service, son magasin principal, son casino (proche de Vegas oblige !) son bowling, son bureau du sheriff et ses boutiques en tous genres (coiffeur, bar, cinéma, quincaillerie…) tout ce qu’il y a de plus normal. Chuck Greene, le héros de Dead Rising 2 fait un arrêt dans cette petite ville accompagné de sa fille, Katey, qui a été mordue par un zombie (en l’occurence sa mère). Alors qu’ils sont bloqués dans cette bourgade après s’être faits dérober leur pickup, ils vont devoir – premièrement – survivre à l’invasion de zombies mais Chuck va également devoir trouver du Zombrex pour sa fille, seul médicament à ce jour permettant de retarder la mutation en mort vivant. Mais je ne vais pas vous en dire plus concernant le scénario car ce serait gâcher une partie du plaisir de cet excellent prologue.

Une démo sous forme de jeu payant ?

Accueilli de façon élogieuse par bon nombre de sites internet, il ne fut pas exempt de toute critique. La plus importante relevée à ce jour reste l’amalgame qui est fait entre ce prologue et le rapprochement fait avec une démo payante de Dead Rising 2. Pour répondre à ces détracteurs et surtout pour éviter de ressasser toujours les mêmes choses, oui Case Zero coûte 400 points MS (si on prend le tarif MS ça revient à 5€ environ) non Case Zero n’est pas une démo payante car il s’agit d’un environnement totalement différent de celui qui sera abordé dans Dead Rising 2, qui plus est l’histoire n’a rien à voir avec ce qui va être abordé lors de l’arrivée à Fortune City. Dead Rising Case Zero est bel et bien un élément indépendant de Dead Rising 2. Les points positifs que l’on peut y retrouver sont une première mise en bouche pour tester le moteur du jeu, le gameplay, la présence de succès, la possibilité d’exporter les statistiques acquises de Chuck Greene dans Dead Rising 2 (plafonnées au niveau 5) mais il sert surtout à se rassurer sur la qualité du titre à venir. En tout cas, rien de scandaleux et qui ne pourrait pas justifier ce faible prix.

Une transition vers Blue Castle Games

Passons désormais aux qualités intrinsèques de Case Zero, car malgré l’impression d’avoir à faire au même jeu que le premier épisode, on s’aperçoit rapidement des différences mises en place par Blue Castle Games, ce qui nous confirme également que l’équipe de Keiji Inafune a toujours bien été maître à bord, qui est d’ailleurs plus que rassurant. Tout d’abord, la possibilité de combiner des objets trouvés est une véritable innovation. Après avoir pu récupérer tous les objets imaginables, on peut maintenant en associer certaines pour en faire des armes redoutables, véritables machines à générer des points de prestige qui, comme à l’accoutumée, permettront de prendre des niveaux d’expérience et de développer le personnage (inventaire, points de vie, coups spéciaux…).

Le deuxième point qui est une réelle qualité concerne le maintien du système de jeu à savoir le temps à respecter, les survivants à sauver et le système de sauvegarde (bien qu’il soit agrémenté de 2 slots supplémentaires, quelque peu inutiles… du moins dans Case Zero). Ce savant mélange qui avait fait la force de Dead Rising premier du nom a donc été majoritairement conservé, tout en y ajoutant deux éléments supplémentaires : la recherche de Zombrex et la prise en compte de l’argent. Il conviendra évidemment qu’il ne sera pas possible de tout régler en un seul run à savoir prendre assez de points de prestige pour arriver au niveau maximum (Niveau 5), tout en ayant la vraie fin et sauvé tous les survivants ! Les fins, parlons en, car elles sont ici au nombre de six, quelques unes sont assez similaires entre elles mais qu’importe, on nous sert du Dead Rising, pourquoi faire la fine bouche ?

Et techniquement ça vaut quoi ?

Sur le plan technique, il est vrai que ce Case Zero n’est pas le jeu le plus magnifique jamais créé sur Xbox 360, mais Dead Rising c’est avant tout un concept, le jeu n’est pas horrible non plus mais on reste assez proche du premier opus, qui est – parole de fanboy – quand même plutôt réussi. Ce qui est impressionnant est le nombre de zombies affichés à l’écran, même si Case Zero n’est qu’une mise en bouche et que l’on n’arrive quand même pas à avoir le même nombre de monstres que dans le tunnel de maintenance de Willamette. Par contre, lorsqu’on s’attarde sur l’aspect physique de ces créatures, on se rend compte qu’un gros effort a été fait et que l’on ne se cantonne plus à 4-5 types prédéfinis, nous sommes en présence d’une variété non négligeable des plus intéressantes (agents de police, sheriff, afro-américains, soldats, serveuses, hommes, femmes, maigres, obèses… une bonne partie du melting pot américain en somme !). L’animation est très fluide, je n’ai subi aucune baisse de framerate au cours des quatre runs que j’ai faits, mais j’ai cru voir sur certains forums qu’il y en avait quelques unes pourtant à des endroits où il n’y a que très peu de zombies.

Pour continuer sur la technique, Blue Castle a a priori mis l’accent sur l’I.A. des survivants, véritable casse tête du premier épisode lorsqu’il fallait bouger un groupe entier de personnes… ici nous sommes en présence de dix survivants à sauver au cours de l’expérience, je n’ai malheureusement pas tester plus que trois personnes en même temps mais au moins elles ne vont plus se perdre directement dans une masse de zombies… Enfin, le psychopathe de Case Zero est vraiment propre à ce que l’on a pu voir dans le passé, bien barré, une bonne grosse musique entraînante pour l’affronter et surtout on prend un malin plaisir à le dégommer avec les armes que l’on a pu combiner.

Pour conclure, je dirai que tout simplement Case Zero est un excellent préambule à ce qui nous attend dans désormais seize jours mais il m’a surtout laissé sur ma faim de résoudre cette vérité autour de Fortune City et de voir si Frank West fera une apparition dans Dead Rising 2. Verdict le 24/09.

 

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