Mon ex-fullset SEGA Mark III

Mon ex-fullset SEGA Mark III

Ici vous pourrez retrouver un mix des articles que j’avais rédigés pour SEGA Legacy sur le thème de la construction de mon fullset Mark III, dont je me suis, depuis, séparé mais là n’est pas le sujet. J’ai conservé les photos de cette période mémorable et je voulais en garder une trace tellement ce fut intéressant de constituer ce fullset.

29/04/2015 : En route vers le fullset Mark III

Aujourd’hui j’avais envie de commencer une petite série qui arrivera sur le site de façon régulière, au fur et à mesure de mes arrivages. Après avoir collectionné sur quasiment toutes les machines SEGA, il en manquait encore une qui m’était totalement inconnue. Depuis peu de temps, je suis l’heureux propriétaire d’une SEGA Mark III, la version évoluée du SG-1000, qui est aussi la console étant sortie juste avant l’équivalent de la Master System occidentale au Japon, console 8 bits donc. C’est une machine que j’ai toujours voulu acquérir car elle a le charme des anciennes consoles japonaises alliant « classe » et « sobriété » tout en ayant une ludothèque des plus passionnantes avec tous les hits qui ont forgé l’image de SEGA sur cette génération.
Eu égard au peu de titres sortis sur cette machine (75 en tout si l’on compte la version spéciale) j’ai décidé de me mettre à faire le fullset… aucun objectif de temps pour pouvoir le terminer à 100% mais je partagerai avec vous ici même l’évolution de celui-ci pour ainsi vous détailler les beauté des boîtes de jeux et des différents formats présents. On commence déjà cette semaine avec la machine sous toutes ses coutures. Au départ, je pensais (n’ayant jamais vu de comparatif) que celle ci était aussi imposante qu’une Master System 1 mais au final, la boîte dans laquelle la console est rangée est à peine plus grande que celle d’une PC Engine / Coregrafx. Boîte en polystyrène avec les encarts pour y loger console, manettes, câble d’alimentation et antenne, notice et flyer promotionnel… rien d’exceptionnel.

La console en elle même permet d’y loger soit les cartouches sur le haut, soit les « Sega My Card » par le port cartes sur le bas de la console (à noter que celle ci est rétrocompatible avec les titres SG-1000 qu’ils soient au format cartouche ou cartes). A l’inverse de sa concurrente, la Famicom, les pads peuvent se détacher mais ils se rangent de la même manière, à savoir sur les côtés de la machine (comme c’était déjà le cas sur la toute première console de SEGA). Petite particularité, il est possible de « visser » un petit stick sur la croix multidirectionnelle pour avoir une manette ressemblant de loin à celle de la SG-1000. Pour le moment, je n’ai pu tester ceci que sur un shoot’em’up et on peut dire que c’est assez sympathique au niveau maniabilité.

Niveau sortie vidéo : la sempiternelle sortie antenne japonaise mais également une sortie RCA mono d’origine (qu’il est a priori facile de modifier en RGB). Techniquement, il est également possible de rajouter des « modules » à cette Mark III comme le « FM Sound Unit » qui permet de bénéficier de son amélioré par rapport au son d’origine, ou encore les lunettes 3D si spécifiques à cette machine et qui ont fait rêver pas mal de gosses à leur sortie.

To be continued…

25/06/2015 : Collection Mark III épisode 2

Le mois dernier, j’avais lancé mon premier article traitant de mon envie de développer une collection sur la Mark III, l’équivalente de la Master System au Japon. Sur cette première publication, nous étions revenus sur la machine et ses manettes avec une présentation de celle ci sous toutes ses coutures. Place désormais aux jeux.

Pour débuter, hormis la possibilité de faire tourner les cartouches des machines précédentes SG-1000 ou SC-3000, il faut savoir qu’il existe deux types de cartouches propres à la Mark III : les « Sega My Card » et les « Gold Cartridge ». Nous allons, cette fois ci nous attarder sur ces SEGA My Card propres à la Mark III qui sont différentes de celles sorties sur le hardware Mark II, tant en matière de contenu que de packaging

Sur la photo ci dessus, on retrouve les deux jeux de lancement de la machine au Japon du 20/10/1985 : Hang On et Teddy Boy Blues (appelé simplement Teddy Boy en dehors du Japon). Un packaging plutôt particulier de ces titres avec la cartouche ou plutôt la carte dans sa pochette plastique (à l’instar de ce que fera NEC plus tard avec sa PC Engine), encastrée dans un étui où le logo SEGA apparaît. Ceci est accompagné d’un manuel d’utilisation en deux couleurs (rouge et blanc pour être raccord avec le code couleur de la boîte de la machine). Le tout est enfermé dans une jolie boîte rouge avec protection plastique transparente sur la face avant (sur la plupart des titres). Vraiment rien à voir avec les Master System Cards que nous avions en Europe avec ces boîtes au visuel plus que douteux (ex : Hang On et Teddy Boy).

 

La carte « Sega My Card » ressemble à s’y méprendre aux SEGA Cards sorties sur les SG-1000 et SC-3000 mais également aux BeeCards du MSX, de la taille d’une carte bancaire (ou téléphonique pour les plus anciens d’entre nous), avec le visuel du jeu sur un la moitié de la carte. Contrairement aux cartes des machines précédentes, les My Cards Mark III disposent de 32Ko de mémoire. Elles étaient zonées en fonction du pays où elles étaient distribuées mais sur Mark III, les Sega Cards japonaises des machines SG-1000 et SC-3000 sont rétrocompatibles.

Quelques jeux dans ce format :

17/09/2015 : Collection Mark III épisode 3

Il y a quelques semaines, j’avais lancé mon premier article traitant de mon envie de développer une collection sur la Mark III, l’équivalente de la Master System au Japon. Sur cette première publication, nous étions revenus sur la machine et ses manettes avec une présentation de celle ci sous toutes ses coutures, fin juin j’étais revenu sur les jeux My Card place désormais aux jeux traditionnels sous le format « Gold Cartridges ».

Les boîtes extrêmement classes avec cette couleur dorée si particulière pour mettre en avant les jeux d’une machine (d’ailleurs SEGA reprendra l’aspect doré pour la spine card des jeux Saturn japonais mais aussi pour le liseré de la notice d’utilisation de ces mêmes jeux). A l’intérieur, une cartouche de couleur blanche sous plastique. L’étiquette de la cartouche reprend le visuel de la boîte, une notice et une petite cale en carton pour éviter que tout ne bouge dans le transport. Une finition particulièrement intéressante et vraiment différente des jeux My Card. Voici quelques exemples de titres majeurs de la ludothèque de la Mark III.

La première Gold Cartridge est sortie le 15/06/1986 et ce fut Fantasy Zone qui fut adapté directement de l’arcade. La dernière, est d’ailleurs aujourd’hui l’une des plus difficiles à trouver n’est autre que Bomber Raid, sortie le 04/02/1989. On peut également relever dans le coin supérieur gauche des boîtes, une dénomination 1M – 2M – 4M qui fait référence à la capacité de stockage de la cartouche, plus celle ci est élevée plus le jeu semble évolué. On retrouve dans la ludothèque Mark III, 68 Gold Cartridges avec bon nombre de grands classiques de chez SEGA et notamment des adaptations de l’arcade qui sont de jolies conversions si on tient compte de la puissance de la machine.

Enfin, à cela on peut ajouter 2 autres cartouches sorties sous la dénomination Silver Cartridges où le carton était argenté. Ce sont les boîtes qui furent réservées pour les développeurs tiers… on y retrouve donc pour cette machine uniquement deux titres qui ont été développés par Tecmo et édités par Salio sortis en mars et avril 1988 : Argos no juujiken et Solomon no Kagi – Oujo Rihita no Namida. Ce qui montre bien, malheureusement, le peu d’intérêt de la machine pour les développeurs autres que SEGA.

05/08/2017 : Collection Mark III suite et fin !

Souvenez vous, en avril 2015 j’avais débuté une série que je promettais régulière mais qui malheureusement ne le fut pas tant au vu de mon planning qui s’est considérablement alourdi au cours de ces derniers mois. Aujourd’hui, c’est non pas avec peine mais plutôt avec grand plaisir que je viens clôturer cette saga qui finalement a été bouclée en 4 petits épisodes. C’est une chose très rare pour moi de me lancer dans un full-set (intégralité des jeux sortis sur un support donné), avant cela j’avais tenté l’aventure sur la Supergrafx et son catalogue de jeux impressionnants de 5 titres… bref, je m’étais dit que j’allais partir sur un support plutôt exotique car je ne fais jamais les choses comme tout le monde : les sets Dreamcast ou Mega Drive PAL très peu pour moi, non je préfère les choses plus inaccessibles pour le petit Européen que je suis et c’est tout naturellement que je m’étais dirigé vers la version nippone de la Master System : la Mark III.

Au final, le plus dur n’aura pas été de tous les collecter car 85 titres dont 1 promotionnel (que je n’ai pas, oui certains puristes diront que je n’ai pas le full-set ^^) ce n’est vraiment pas la mer à boire, surtout qu’on est très loin des prix abusés de certains supports même si certains titres commencent à piquer légèrement… non le plus dur sur Mark III reste de les trouver complets et en bon état… Là j’ai encore quelques exemplaires à « upgrader » notamment 5 notices à récupérer, 9 boîtes à changer et 2 pochettes plastiques pour MyCards à retrouver… des broutilles mais quand tout sera mis à jour, le full-set sera vraiment joli !

Allez trêve de bavardage, place aux photos de groupe avec les MyCards que je vous avais déjà montré dans un précédent épisode, les voici désormais au complet avec les 14 exemplaires :

Place ensuite aux Gold (68) et Silver (2) cartridges

 

Pour être véritablement complets sur le sujet, vous remarquerez que sur cette version japonaise, beaucoup de titres mythiques de la Master System sont absents comme par exemple Sonic, Psycho Fox, Castle of Illusion, Alex Kidd in Shinobi World, Moonwalker… bref, du gâchis encore une fois que SEGA n’ait pas plus appuyé avec cette machine avant de lancer la Mega Drive alors que sur le marché européen, celle-ci a quand même réussi à se créer un nom devant le raz de marée NES.

Les commentaires sont clos.