God Hand

God Hand

Après m’être décidé à m’acheter une PS2 au début 2007, je me prends quelques jeux par ci par là histoire de me défouler un peu même si cette console a selon moi un gros défaut, sa manette… Enfin, là n’est pas notre sujet d’aujourd’hui, c’est au tour du très controversé God Hand de finir par être arrivé dans ma collection. Comme vous avez pu le voir, je suis un fan invétéré et indécrottable de l’arcade, les jeux pour lesquels il ne faut pas réfléchir midi à 14h pour se défouler, alors pensez vous quand j’ai vu qu’il était sorti un beat’em’all signé Clover, mon sang n’a fait qu’un tour, qui plus est il était sorti à 40€ en neuf. Les développeurs de cette géniale petite société, déjà auteurs d’Okami, Viewtiful Joe ou encore Devil May Cry, sont (ou plutôt étaient) des maîtres en matière de jeux d’action et rien que l’évocation de leur nom est bien souvent gage de qualité tant sur la réalisation que sur l’univers complètement allumé où l’on nous transporte !

 

 

Gene… survivant de l’enfer !

Pour situer un peu ce God Hand, on vous met dans la peau de Gene, un guerrier que l’on pourrait comparer à Ken Le Survivant au niveau de sa stature, veste longue, bottes en cuir, plutôt costaud et avec tout un panel de coups spéciaux qu’il maîtrise à souhait. Prenez l’ambiance très far west apocalyptique, à la limite des films mythiques qui ont rendu Mel Gibson célèbre, à savoir Mad Max. Et pour couronner le tout, un scénario, certes quelque peu basique (logique c’est un beat’em’all) : ce brave héros se retrouve chahuté par un gang de dégénérés, qui lui arrachent le bras… heureusement, une âme bienfaisante, la très jolie Olivia, va vous doter d’un nouveau bras, divin cette fois-ci, qui vous permettra d’asséner de coups monstrueux tous les ennemis que vous rencontrerez, et c’est ce bras exceptionnel que vos rivaux vont tenter de venir récupérer sur vous… Pour les fans d’anime et de mangas, il y a un certain clin d’œil au très fameux Space Adventure Cobra (que je vénère entre autre) mais aussi à Hokuto No Ken (Ken Le Survivant) et ses attaques létales… bref, une très grosse influence qui fleure bon les années 90.

 

Le coup de gueule

Techniquement parlant c’est là où bon nombre de critiques ont fustigé ce brave God Hand et c’est là où je ne vais pas être tendre ! Alors oui, ce jeu est arrivé en fin de vie de la console donc on pouvait s’attendre à quelque chose de très beau graphiquement ; oui, il y a des softs qui sont beaucoup mieux réalisés (comme God of War II par exemple) notamment au niveau du level design et des arrière-plans ; oui, tout cela est vrai mais bordel (/mode coup de gueule on) dans un beat’em’all qu’est ce qui prévaut le plus ? Des graphismes et des environnements plus vrais que nature ou un gameplay excellent et du fun tout au long du jeu ? Pour ma part, étant à l’origine plus fan d’oldies que de titres récents, j’ai depuis longtemps choisi mon camp. Peut-être que certains d’entre vous ne sont pas de mon avis (et je le respecte !) mais quand on a un jeu comme God Hand où la réalisation est quand même très correcte (les personnages sont dans l’ensemble plutôt bien modélisés et assez diversifiés au fil des zones visitées, qui sont certes un peu désertiques mais bon c’est pas la mort non plus vu qu’on est dans un monde façon post apo !), l’action est omniprésente sur les 6 niveaux du jeu, c’est bourrin à souhait comme on l’aime, le gameplay très bon dans son ensemble (possibilité de faire des combos impressionnants, débloquer des nouvelles techniques au fur et à mesure que l’on avance dans le jeu), la bande sonore plutôt réussie, que demander de plus ? Pour ma part, j’en ai ras le bol de lire les mêmes défauts reprochés à ce jeu : une caméra qui ne suit pas bien le personnage quand on est contre un mur par exemple ou qui rend le mur transparent quand on le touche ; des décors trop simplistes… Alors oui, vous avez raison sur ces deux points… mais s’il vous plaît messieurs de la presse vidéo-ludique, qu’elle soit écrite sur papier ou sur le net, révisez votre façon d’appréhender les choses en vous attardant sur l’essence même d’un jeu vidéo, qui est de proposer du fun et de la détente !

 

 

Un gameplay made in Clover

Ce coup de gueule passé, revenons à nos petits moutons. En plus d’une action ahurissante, qui vous met dans le bain dès les premières secondes du jeu, vous aurez la possibilité de récupérer bon nombre d’objets au fil de vos pérégrinations (massues, tonneaux pour envoyer sur les ennemis ; fruits pour récupérer de la barre de vie ; argent pour dépenser soit au casino – et donc en gagner plus ou en perde ^^ – soit à la boutique). Pour ce qui est du gameplay, comme on a commencé à en parler plus haut, venons-en au bout : outre les coups classiques (coup de pied simple – circulaire, coup de poing, enchaînement droite – gauche), lorsque votre ennemi est à terre, vous pouvez le piétiner en appuyant comme un sauvage sur le bouton coup de pied, vous pouvez également tenter des prises de catch si vous êtes au corps à corps… Pour les coups spéciaux, vous avez la possibilité d’utiliser votre « God Hand » en appuyant sur la touche R1 si votre jauge d’énergie le permet, l’action se fige quelques secondes pour vous permettre de choisir votre coup spécial (assez dévastateur, qui sera plutôt efficace contre les boss de fin de zone, voire de niveau !). Ce God Mode, qui vous permet pendant quelques secondes d’enchaîner les coups tel Kenshiro pour venir à bout des rebelles les plus coriaces. Côté durée de vie du jeu, c’est là que Clover nous a gâté car on revient dans le côté old-school avec une difficulté très relevée (notamment en mode Hard), qui vous donnera pas mal de fil à retordre et surtout vous fera recommencer plusieurs fois les niveaux ! Comme à l’accoutumée sur ces titres, L’inconvénient de ce jeu (et certains retrouveront le Man-Jimaru que j’étais il y a quelques temps) est qu’il tourne sur Playstation 2, et quand on a cette manette dans les mains, franchement on regrette qu’il n’ait pas vu le jour sur Dreamcast, surtout qu’avec ses problèmes de caméra, le stick droit manquant du pad Dreamcast n’aurait pas été un inconvénient.

 

 

Du pur style années 90 !

L’originalité de God Hand, vous l’aurez compris, n’est pas réellement son fort… un beat’em’all dans un milieu très commun, une jouabilité excellente mais pas non plus bien originale, mais là où ils ont également frappé fort c’est dans le côté second degré du jeu. Certaines attaques (notamment coup dans les parties intimes ou pour les fessées) sont ponctuées de huées, voire d’applaudissements d’une foule en délire, certains personnages sont directement tirés des meilleurs moments de la ligue de catch US avec des plumes dans tous les sens et des enchaînements plus dignes d’Hulk Hogan que de Cody de Final Fight… Du cocace que l’on ne voit que trop rarement dans les JV. On pourra également noter les clins d’oeil à des jeux mythiques de Capcom (je pense spécialement à un personnage qui nous sort le coup du marteau pilon soit de Haggar de Final Fight, soit de Zangief dans Street Fighter II), tout comme des hommages plus acidulés de certains titres comme Nintendogs avec le Chihuahua enragé du premier niveau… Bref, de la bonne poilade ! Tout ça pour en arriver à la conclusion, que bien sûr, God Hand ne s’adresse pas au grand public, il est déjà réservé à un public averti pour sa violence, mais également à un ceux qui raffolent de beat’em’alls très typés old-school dans leur façon d’être, et qui ne regardent pas que l’univers graphique d’un jeu pour le trouver intéressant ; je pense donc qu’il s’adresse plus aux fans des bons vieux beat’em’all comme on les a connu en arcade dans les années 80-90…

 

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