#Chronologie 1 : Années 1985 – 1990

#Chronologie 1 : Années 1985 – 1990

Comme vous avez pu le voir sur l’édito du site et l’introduction de cette rubrique, j’ai d’abord été un joueur micro avant de connaître le jeu sur consoles, mon expérience dans le domaine vidéoludique commença même, un peu plus tôt, avec les jeux électroniques.

Jeux électroniques LCD…

Les LCD de Tiger ont eu la dragée haute chez moi avec notamment les titres estampillés SEGA comme After Burner, Outrun ou Shinobi mais également certains appareils de chez Lansay comme Antarctica, ou encore tes Chevaliers de ta Table Ronde… Par contre à aucun moment je n’ai eu la chance de posséder un quelconque Game & Watch ou autre Space Invaders portable, c’est par conséquent chez la ribambelle d’amis que j’avais à cette époque que j’ai pu, tour à tour, découvrir ces jolies choses que je ne détenais pas. Ces jeux électroniques avec écrans LCD étaient particulièrement rudimentaires, bien souvent on ne pouvait réaliser qu’une ou deux actions (en fonction du type de jeu). Par exemple, aller à gauche ou à droite pour un jeu de voiture, sauter et tirer pour un jeu à consonance plateforme. Les niveaux se répétaient à l’infini, avec la plupart du temps comme simple différence une apparition plus rapide et nombreuse des ennemis.

 

Et l’indémodable PONG !

Aucune console à la maison et à cette période, il faut dire qu’à partir de 5 ans jusqu’à mes 10 ans, j’étais plutôt préoccupé par mes Lego, Playmobil, figurines Maîtres de l’Univers et ensuite les GI Joe mais également, à des plaisirs plus simples comme jouer au foot ou faire des escapades à vélo avec les copains dans les villages alentours. Les souvenirs débutent sur une console typée Pong avec ses jeux de foot et tennis munie de ses manettes rondes mais aussi de son fameux pistolet incluant le tir au pigeon, le tout fonctionnant en noir et blanc sur la télé du salon d’une grand tante (via la prise antenne). En fouillant récemment, j’ai pu enfin mettre un nom sur ce souvenir : l’OC 5000 développé (produit français !!) par la Société Occitane d’Electronique. Forcément, les souvenirs reviennent rapidement sur cette machine et du plaisir que j’avais à renvoyer la balle tout en laissant mon imagination créer des matchs entre joueurs connus.

 

Les grands débuts de la micro

Du côté des micros, ce fut le tout début de l’informatique à l’école avec le MO5 (et son magnifique clavier), et à la maison nous avons débuté avec le Tandy TRS-80 (appelé CoCo pour Color Computer outre Atlantique). Ordinateur qui me faisait fondre d’envie (un peu comme le Young Sheldon, spin-off de Big Bang Theory lorsqu’il allait dans les magasins Radio Shack) : avec enfin un affichage en couleurs sur un moniteur dédié (pas de version avec écran intégré me concernant), son lecteur de cassettes pour lire les jeux (à l’instar du CPC 464 d’Amstrad) et des véritables joysticks. Les jeux développés en BASIC étaient toujours assez rudimentaires mais j’étais réellement impressionné de pouvoir faire bouger quelque chose sur l’écran, c’était juste de très grands moments. Je n’ai malheureusement plus la chance de posséder cette machine ni les titres que j’avais mais je m’en souviens comme si c’était hier : Devil Assault, Cuthbert in the Mines et Caterpillar.

 

Ah l’initiation au BASIC

C’était aussi à cette époque où mon père m’initia au BASIC, chose qu’il fallait bien apprendre du moins les principales commandes pour lancer les jeux… nous étions très loin du plug&play actuel, ici on était vraiment dans le dur à taper des lignes de commande pour lancer le lecteur de cassette… Le BASIC, c’est aussi grâce à ce merveilleux langage de programmation que nous avions développé (un bien grand mot tout de même !!) un programme permettant de tester ses connaissances sur les capitales du monde… ce qui m’a permis de les apprendre LOL et de m’en souvenir encore près de 35 ans plus tard ! (Certaines capitales par contre n’existent plus ^^). L’avantage du TRS-80 était qu’il était fourni avec plusieurs manuels (voire pavés !) comme celui ci dessous où on pouvait apprendre quelques routines… j’adorais ça ! Comment ça vous trouvez que je suis maso ?

Le PC très roots…

Chez mon ami d’enfance Damien (son nom reviendra plus tard également et de façon beaucoup plus prononcée), c’était surtout le CPC 464 qui était à l’honneur avec des titres comme Ghostbusters, Roland on the Rope (le fameux prononcé à la française : Roland on te rope, qui ne veut strictement rien dire), 1942 : des adaptations réellement dégueulasses par rapport aux jeux d’origine alors qu’ils vendaient du rêve sur la boîte. On pourrait aussi aborder les temps de chargement atrocement longs pendant lesquels nous jouions au babyfoot tout en croisant les doigts pour qu’il n’y ait pas de bug de chargement. Une époque douce et parsemée d’insouciance où nous avons pu nous adonner (non sans contrainte malheureusement) à ce plaisir des jeux micros. De mon côté, nous avions abandonné le Tandy pour aller vers les compatibles PC et notamment un magnifique Olivetti PC1 accompagné de son double lecteur de disquettes 3″ 1/2 accroché à son écran CGA (4 couleurs), clône de l’IBM XT cadencé à 8 MhZ. Je me souviens particulièrement de ses touches F1 à F10 d’un jaune resplendissant et du chargement de son système d’exploitation sur disquette.

Des jeux emblématiques

Quasi, en même temps, nous avions également un autre ordinateur de la même puissance (8088 !) avec double lecteur de disquettes 5″ 1/4 et 3″ 1/2, et toujours l’éternel écran CGA. L’initiation au DOS ne m’était pas encore destinée mais c’est sur cet ordinateur que j’ai commencé à jouer aux titres suivants : Sokoban, Wolfpack, Wings of Fury, Grand Prix Circuit (1988), Prince of Persia (1989), PopCorn (de F. Raynal !), Lombard Rac Rally, Xenon 2 Megablast ou encore Great Courts (oui oui le premier !). Le gros avantage quand quelqu’un de sa famille travaille dans le monde de l’informatique, c’est que régulièrement on vous amenait des disquettes de différentes marques avec les noms des jeux inscrits manuellement dessus, si vous voyez ce que je veux dire LOL. C’était le messie qui arrivait avec la fameuse disquette où l’on cherchait à déceler ce qu’il y allait bien pouvoir avoir dessus…

 

Des feelings si propres au PC !

Je faisais tourner ces titres sur les écrans CGA 4 couleurs (Cyan, Magenta, Blanc, Noir) parfois réduites à noir et blanc suivant les titres (comme Xenon 2 par exemple). Un moniteur (oui ça s’appelait ainsi !) qui était caractérisé par ce bruit si particulier à l’allumage du tube (comme les téléviseurs cathodiques que l’on peut encore trouver aujourd’hui). Puisque l’on parle de bruit, évidemment le son des jeux sortait par le beeper de l’ordinateur qui était plus que basique et à des années lumière des cartes sonores. Pas de disque dur non plus pour installer les jeux, il fallait composer avec les disquettes et les aléas de leur fiabilité tout en initiant le démarrage avec la disquette du système d’exploitation (DOS 3.3 si je me souviens bien). Tout ceci va évidemment de pair avec l’accessoire ultime pour jouer, non pas de manette et encore moins de souris me concernant (interface DOS) mais bel et bien le sempiternel clavier (coucou Gerfaut de LaCazRetro !). C’était une période pendant laquelle je passais pour un extra-terrestre quand je parlais jeu vidéo à l’école (mais pas avec Damien ^^)…

 

Et les consoles dans tout ça ?!

… alors que tous mes camarades étaient sur NES ou ensuite Master System voire quelques uns irréductibles encore sur Atari 2600. Sur ces consoles, je jouais essentiellement chez eux (oui je l’ai eue très tard la mienne) à des titres classiques comme Mario Bros, Probotector ou Double Dragon sur NES mais également Goal ou Nintendo World Cup (fan de foot oblige). Sur Master Sytem, chez d’autres copains c’était Alex Kidd, Shinobi ou Space Harrier… j’étais particulièrement attiré par ces jeux qui étaient à des années lumière de ce à quoi je jouais à la maison. Des titres aux couleurs plus chatoyantes (j’étais en CGA 4 couleurs !) et réellement différents même si je prenais beaucoup de plaisir sur les miens. Il faudra attendre la prochaine vague de ma chronologie pour enfin disposer d’une console à la maison avec de sacrés souvenirs la concernant.

 

Et dans les salles enfumées ?!

Pour finir, cette période fut également un long moment de découverte de l’univers de l’arcade. A l’époque, je vivais proche de la frontière belge dans le Nord, il n’était pas rare de retrouver une borne ou un flipper dans un bar (lorsque nous y allions en famille). C’était pour moi l’émerveillement avec notamment des titres comme Xain’d Sleena qui fut certainement l’un des premiers sur lesquels j’ai inséré une pièce (de 5 francs). J’ai d’ailleurs eu du mal à le retrouver, mon seul souvenir était de disposer d’un héros en jetpack qui naviguait de planète en planète…

Ensuite, je me souviens particulièrement de celle Legend of Hero Tonma, jeu adapté sur la PC Engine de NEC, son côté plateformer à la Mario m’avait particulièrement plu. Enfin, si je ne devais en retenir qu’un dernier, ce serait sans conteste Outrun dans une version « upright », avec celui -ci ce fut la révélation pour mon amour pour les jeux d’arcade SEGA… Cependant, pour ces jeux, et compte tenu de mon âge, je n’ai souvent vu que le premier niveau ^^ un sacré gouffre financier mais tout ceci n’était que le début.

 

 

Focus : Prince of Persia

Pour terminer cette première partie de ma chronologie et comme nous le ferons à chaque fois, je vais revenir sur le titre qui m’a le plus marqué sur cette période.

Alors que nous n’en sommes qu’aux débuts du jeu « grand public », si on peut l’appeler ainsi, c’est Prince of Persia qui tient aisément la corde de favori vu que je jouais essentiellement sur micro. Le titre développé par Jordan Mechner et distribué par Broderbund en 1989 est un véritable chef d’œuvre tant par son ambiance si minimaliste que par sa réalisation. L’utilisation de la rotoscopie, une sorte de motion capture avant l’heure (featuring le frère de Jordan), permet une fluidité dans l’animation des personnages jusque-là inégalée. La difficulté était bien présente notamment si on souhaitait aller au bout dans les 60 minutes imparties. J’ai toujours été fasciné par ce jeu, découvert en 4 couleurs (CGA power !), que je n’ai jamais fini à l’époque et auquel j’ai continué de jouer au fil des années notamment dans la génération qui a suivi. Il est le symbole à lui seul d’une génération de jeux de plateforme – action qui étaient produits à profusion sur les machines de l’époque. C’est aussi ce qui me plaît dans le jeu sur micro notamment PC, il est possible de découvrir un jeu dans une configuration particulière, puis au fil des upgrades de machine, de le redécouvrir. C’était le cas avec Prince of Persia, qui a servi de banc d’essai, non pas technique car il n’était pas spécialement gourmand, mais il m’a permis de le découvrir ensuite en 256 couleurs et encore après avec le son sortant d’une Sound Blaster 8 bits mono.

 

Un petit florilège de screenshots de jeux auxquels j’ai pu m’adonner à cette époque… en CGA 4 Couleurs !

 

To be continued…

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